Grande Guerre



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Mobilisation 1914

Affiche de la mobilisation 1914

La mobilisation 1914, ou plus précisément la mobilisation générale française de 1914, est décrétée le 1er août 1914 dans toute la France par le biais d’affiches placardées sur les voies publiques. Partout les cloches des églises sonnent le tocsin. La mobilisation commence le 2 août 1914. Selon l'Inventaire sommaire des archives de la guerre 1914-1918 du colonel Pierre Guinard, de Jean-Claude Devos et Jean Nicot, conservateurs au Service historique de l'Armée, du 2 août 1914 au 1er janvier 1919, 8 410 000 hommes ont répondu à cet ordre de mobilisation. Parmi eux, 7 935 000 Français dont 195 000 officiers et 7 740 000 hommes de troupe. S'y ajoutent 260 000 soldats d'Afrique du Nord et 215 000 coloniaux.

De tous les Européens se sont les Français qui désirent le plus la guerre. En effet, depuis la perte de l'Alsace-Lorraine en 1871, l'idée de revanche sur l'Allemagne s'est diffusée dans la société française. L'éducation nationale enseigne aux écoliers Français qu'il faut récupérer ces territoires de l'Est et tout le pays ne désigne qu'un seul ennemi : l'Allemagne.

La Mobilisation 1914 en Europe

Parce que les tensions nationalistes couvaient depuis longtemps partout en Europe, la guerre est accueillie avec exaltation par les peuples européens. « C'est aux cris de "On ira à Berlin !" et de la Marseillaise que nous quittons Bourg, en laissant en extase un vieillard les larmes aux yeux auquel on avait parlé pendant quelques secondes », note le combattant Alexandre Richard dans son carnet de guerre le 8 août 1914. « Dans tous les trains que nous croisons se trouvent des militaires de toutes armes chantant. Partout, l'enthousiasme est général », poursuit-il. Le même tableau s'observe dans chaque pays d'Europe où les populations revêtent leurs uniformes militaires dans le cadre de la mobilisation 1914. Avec la levée en masse, se sont des peuples tout entiers qui se jettent les uns sur les autres, donnant à la Grande Guerre une dimension jamais vue auparavant. Les Européens vont provoquer eux-mêmes leur ruine.